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Peintures et tableaux

Les tableaux

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Saint Germain rencontre Galla Placidia, XVIIe siècle

  • Lapidation de saint Etienne (bois, XVIe siècle)
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Lapidation de saint Etienne, 1550

Exposé dans le déambulatoire nord, le grand tableau de la « lapidation de saint Etienne » est une huile sur bois (quatre planches jointives) datée de 1550 (date peinte sur la pierre que tient le bourreau de droite).

Cette œuvre anonyme, mais de grande qualité picturale et chromatique, a été certainement réalisée par un peintre « local » travaillant dans l’entourage de François II de Dinteville, évêque d’Auxerre et introducteur dans son diocèse de la Renaissance italienne.

Serein et méditatif, revêtu du rouge des martyrs, le diacre Etienne, saint patron de la cathédrale, joint ses mains et tourne son regard vers Dieu (en soleil, en haut à droite), tandis que la foule menace et que s’agitent avec violence les bourreaux.

Le texte est extrait des Actes des Apôtres (6-8), l’un des derniers livres de la Bible.

 

  • Toiles de Jean Restout

Lorsqu’au XVIIIe siècle, les chanoines mettent au goût du jour leur église, il remplacent l’ancien jubé du XVIe siècle qui marquait l’entrée du chœur par une grande grille centrale en fer forgé ; elle est encadrée d’un mur contre lequel s’appuient deux autels de marbre rouge veiné de blanc surmontés chacun d’une grande toile peinte commandée à Jean Restout, de l’Académie royale de peinture (Rouen 1692-Paris 1768) qui les exécute en 1745. Le jubé est détruit à la Révolution, les autels et les toiles déposées en divers endroits de la cathédrale. La première (actuellement dans une chapelle du bas-côté sud) a pour thème l’Assomption de la Vierge Marie. La seconde est consacrée au légendaire premier évêque d’Auxerre, saint Pèlerin, que l’on voit ici prêchant contre les idoles gallo-romaines (chapelle du bas-côté nord).

 

  • Les tableaux de J.-J. Lagrennée

C’est à la demande du chapitre que le peintre, dit Lagrenée le Jeune (1739-1811) exécute en 1773 deux grandes toiles pour orner les autels des transepts, où elles se trouvent encore de nos jours. Ces deux autels s’inscrivent dans la longue campagne de « modernisation » de la cathédrale entreprise par les chanoines depuis les années 1740. Au transept nord, c’est le baptême du Christ dans le Jourdain par Jean le Baptiste. Au transept sud, saint Michel archange terrasse le dragon, symbole du mal.

 

Les peintures murales

  • Les peintures médiévales (XIVe – XVe siècles)

Il ne reste hélas qu’une partie du décor peint de la cathédrale médiévale : les transformations des XVIIe et XVIIIe siècles, et les restaurations du siècle suivant sont les causes essentielles de cet état.

Au transept sud

En ce qui concerne l’époque médiévale, on retiendra, outre les célèbres fresques de la crypte, l’élégante peinture du XIVe siècle qui orne le mur de revers de la façade du transept sud : réalisée à même la pierre, elle s’inscrit parfaitement dans le cadre du décor architectural d’arcatures et colonnette des  » niches  » où elle installe deux personnages de pied en cap :

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Deux saints, XIVème siècle

  • à gauche, revêtu de sa légendaire peau de chameau, le prophète saint Jean-Baptiste, dit le  » Précurseur », annonce la venue du Christ ; de sa main droite, il désigne l’Agneau de Dieu (Agnus Dei), figure du Christ Immolé, qu’il tient dans un tondo (cercle) de la main gauche.
  • à droite, le « Prince des Apôtres », saint Pierre, premier pape, bénit de sa droite ; il est revêtu des ornements pontificaux, dont la mitre pointue. Dans sa main gauche, il tient les clefs « du paradis », son attribut traditionnel, signe de la charge que lui a confié le Christ.

 

Dans la chapelle du Trésor

La chapelle Sainte-Catherine (déambulatoire sud, aujourd’hui salle du Trésor) est décorée d’une peinture de la fin du XIIIe siècle, plutôt dégradée, mais sur les quatre registres superposés de laquelle on peut encore voir :

  • sainte Catherine discutant avec les philosophes païens
  • la décollation (décapitation) de la sainte
  • sa mise au tombeau
  • l’âme de sainte Catherine est emmenée au ciel par les anges.

 

En divers points de la cathédrale

Si les couleurs apposées sur les maçonneries (chapiteaux, colonnes et colonnettes, ogives et clefs) ont largement disparu, il en subsiste deux vestiges importants

  • les voûtes du déambulatoire conservent le décor peint de faux appareil de pierre de taille, en ocre-jaune à doubles joints noirs, fréquent à la fin du XIIIe et au XIVe siècle ; les clefs de voûte, à personnages et motifs symboliques ont elles aussi gardé leur polychromie médiévale.
  • une grande partie des voûtes de la nef, réalisées au début du XVe siècle, reste revêtue de la couleur rouge « sang de bœuf  » dont elles furent parées.

 

  • Les peintures modernes (XVIe – XVIIe siècles)

Le passage menant à l’ancienne sacristie du bas-côté sud (oratoire actuel) garde quelques beaux éléments d’une Crucifixion peinte du XVIe siècle. Aux côtes de la Vierge et de saint Jean, figure le donateur accompagné de ses saints patrons, Jérôme (en habit cardinalice), et saint Michel terrassant le diable.

Dans la première moitié du XVIe siècle, Monseigneur François II de Dinteville fit orner la quatrième chapelle du bas-côté nord d’une suite encore visible représentant les saints évêques d’Auxerre.

Quelques traces d’un décor peint du XVIIe siècle s’observent encore sur le mur de la chapelle dite « de l’évêque » dans le déambulatoire sud ; Il semble qu’on ait eu là une suite de saints et de martyrs.