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Trésor

Evêques et abbés, rois et princes, chanoines et autres clercs offraient à leurs églises de nombreux objets précieux destinés pour la plupart d’entre eux à usage liturgique ; vases sacrés mais aussi profanes, reliques insignes et précieux reliquaires, riches ornements sacerdotaux, parures et mobilier d’autel, livres manuscrits puis imprimés et objets de dévotion ont ainsi constitué, au fil des siècles, le trésor des grands sanctuaires du monde chrétien.

tresoractuel

Saint Jacques, manuscrit, XVIe siècle

 

Historique

  • Anciens trésors disparus

La première mention auxerroise du trésor date de l’époque mérovingienne, lorsque l’évêque Didier (603-621) fait don à Saint-Etienne de toute sa vaisselle précieuse. Les présents s’accumulent ainsi durant tout le Moyen Age et le début de l’époque dite Moderne, sous la garde des chanoines de la cathédrale.
Les nombreuses reliques et leurs reliquaires souvent de grand prix constituent en réalité la partie la plus sacrée et précieuse du trésor, alors conservé dans la salle qu’occupe maintenant la sacristie, sur le déambulatoire nord. Mais la plupart de ces biens disparaît au cours de Guerres de Religion, lors de la prise de la ville et du pillage de Saint-Etienne par les Protestants en 1567.
Lentement reconstitué par les dons des évêques et des chanoines du chapitre au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, le trésor est définitivement dispersé à la Révolution, en particulier les objets de métal précieux qui sont alors envoyés à la fonte. Seuls quelques beaux manuscrits, aujourd’hui conservés à la Bibliothèque Municipale d’Auxerre, ont survécu à ces tribulations, en particulier la précieuse chronique des évêques d’Auxerre dite Gesta Pontificum Autissiodorensium rédigée entre le IXe et le XVIe siècle, et qui était conservée par le chapitre cathédral.

 

  • Le Trésor actuel

Ce que l’on peut aujourd’hui admirer provient en fait de l’importante collection d’objets rares que le grand érudit auxerrois Germain Duru légua à la paroisse Saint-Etienne en 1869. Il comporte près de 400 pièces d’origine et d’époques diverse, livres manuscrits médiévaux ou imprimés, objets liturgiques et de dévotion en ivoire et bois sculpté, pièces d’orfèvrerie et émaux dont certains sont issus des célèbres ateliers médiévaux de Limoges.

 

Pièces remarquables

Les manuscrits et imprimés

  • livres d’heures enluminés des XVe et XVIe siècles
  • le missel d’Etienne Becquard, archevêque de Sens (XIIIe)
  • pontifical auxerrois du XVIe siècle
  • Écriture Sainte (Anciens et Nouveaux Testaments)

 

Les émaux et ivoires

Les émaux limousins des XIIIe et XIVe siècles

  • pyxide (boîte à hosties consacrées)
  • châsses reliquaires
  • crucifix
  • encensoir et navette

Les ivoires

  • baisers de paix
  • panneaux sculptés (diptyques et triptyques)

 

 

Les vases sacrés et reliquaires

Les vases sacrés

  • calices
  • patènes
  • ciboires

Les reliquaires : reliquaire-monstrance

 

 

Objets divers

Les statuettes – saint Nicolas, saint Pierre et saint Étienne

Les ornements liturgiques et pontificaux (XIXe siècle)

  • crosse archiépiscopale
  • mitre
  • anneau pastoral (bague de l’évêque)