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Vitraux

Tout au long de ses sept siècles d’histoire, la cathédrale d’Auxerre s’est enrichie de près de cent quarante baies vitrées réalisées et restaurées entre le XIIIe et le XXe siècles.

Cette collection constitue à la fois une superbe synthèse de l’histoire de vitrail, et une lumineuse illustration de l’Histoire du Salut.

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Les vitraux

  • Les vitraux du XIIIe siècle

Un superbe ensemble

Auxerre conserve l’une des toutes premières collections de verrières historiées du XIIIe siècle, avec Chartres et Bourges. Mis en place dans le choeur, au déambulatoire et aux baies hautes, dans les années 1220-1250, ces vitraux constituent une véritable « couronne de lumière » autour du sanctuaire, avec une lumière saturée de couleurs des verrières du déambulatoire et une lumière plus claire et plus directe des fenêtres hautes.

 

Les verrières hautes et la chapelle axiale

Quasi contemporaines, les verrières hautes sont occupées par des personnages uniques, qui, de pied en cap, occupent toute la hauteur du vitrail.

En position centrale, dans l’axe, le Christ est doublement présent : souffrant en Croix et triomphant en Gloire.

De part et d’autre alternent prophètes bibliques ou apôtres et saints de l’Eglise locale. De larges plages de grisaille (verre clair) bordent ces figures hiératiques et assurent un éclairement maximum qui compense la lumière saturée des verrières du déambulatoire

La chapelle axiale, dite de la Vierge, a reçu les deux types de vitraux ; on retiendra surtout la baie consacrée à la Vierge « Trône de sagesse » , l’Enfant sur ses genoux, et au pied de laquelle un clerc donateur, nommé Hurricus (un chanoine de la cathédrale ?) s’est fait représenter agenouillé, tenant en ses mains la verrière qu’il offre à la Mère du Sauveur.

 

Les verrières du déambulatoire

Datées pour la plupart des années 1220-1250, les verrières basses offrent des suites de scènes narratives issues de la Bible ou des vies de saints ; bleus profonds et rouges intenses mettent en valeur le délicat graphisme des personnages.

La lecture logique des verrières est difficile du fait des profonds remaniements subis par cet ensemble, en particulier après le sac protestant de 1567. En effet, les premières baies furent mises en verre blanc et les panneaux supérieurs restés intacts ont été utilisés pour remplacer ceux qui ont été brisés à la base des autres verrières, désorganisant la lecture des histoires.

 

  • Les vitraux du XVIe siècle

La rose sud

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La rose sud

Au transept sud, privilégié par l’ensoleillement maximal, Dieu le Père, en patriarche barbu, occupe le centre d’un soleil qui déploie rayons flamboyants à dominante rouge et jaune où virevoltent anges et chérubins de la cour céleste. C’est le Dieu Lumière en gloire. Les huit baies inférieures racontent l’Exode des Hébreux au désert. Ce chef d’oeuvre, réalisé en 1550, fut offert par Mgr de Dinteville.

Les lancettes situées sous la rose ont été refaites en 1575, après le sac protestant, aux frais du chanoine Gaspard Lamy, qui figure en donateur agenouillé en bas à droite. L’ensemble fut très restauré en 1875.

 

La rose nord

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La grande rose nord, la Vierge Marie, XVIe siècle.

C’est la Vierge qui se présente dans l’oculus central de la rose nord de tonalité bleue et blanche, couleurs mariales

Surmontée d’une Trinité en Gloire au sommet de la verrière, Marie est entourée des emblèmes qui la caractérisent dans les litanies qui lui sont consacrées dans la liturgie : Tour de David, Etoile du matin, Porte du ciel, Jardin clos, Miroir immaculé, Cèdre splendide, Puits d’eau vive etc.

Les lancettes inférieures racontent les tribulations de Joseph en Egypte, préfiguration vétéro-testamentaire (de l’Ancien Testament) du Christ. L’ensemble date de 1528.

 

La rose occidentale

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La rose occidentale, Dieu le Père et les Anges, XVIe siècle.

Réalisée en 1550 (rose) et 1573 (lancettes inférieures), la grande rose occidentale est un sommet de l’art du vitrail français du XVIe siècle. Il combine la figure centrale du soleil divin (Dieu le Père) et de la cour céleste d’anges et chérubins (dans les rayons ardents), avec les bleus et blancs du ciel où anges musiciens et apôtres chantent la gloire de la Trinité qui trône au sommet de la verrière.

Les huit baies inférieures représentent les saints patrons des chanoines donateurs de cette série.

 

  • Les verrières particulières

Au déambulatoire sud, la série des vitraux du XIIIesiècle est ici curieusement interrompue par un vitrail blanc occupé en son centre par un Calvaire au pied duquel trône saint Jacques le Majeur, le bourdon (bâton de pèlerin) en main et, sur la tête, large chapeau auquel est accrochée une coquille. C’est le saint patron de Monseigneur Jacques Amyot, restaurateur de la cathédrale après le désastre du sac de 1567, qui offre ce vitrail à sa cathédrale en 1585.

Placée au Sud-Est, cette verrière à grandes plages de verre blanc permet de mieux éclairer le sanctuaire le matin, à l’heure des offices et de la messe.

Jeanne d’Arc

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Jeanne d’Arc

Toute la baie de la première chapelle du bas-côté nord est occupée par une imposante verrière datée de 1914 et consacrée à Jeanne d’Arc, qui passa à Auxerre en février 1429 ; la Pucelle est ici représentée au siège d’Orléans (Réalisation du maître-verrier parisien Edouard Soccard).