Tout le monde a déjà au moins une fois entendu ou lu le mot “cathédrale”. Mais, des mots tels que “collégiale” et “église paroissiale” ont une notoriété si faible que seuls les experts les connaissent le plus souvent. Pourtant, ils désignent des bâtiments que de nombreuses personnes peu au fait de la nomenclature peuvent prendre pour des cathédrales. Explications.

Qu’est-ce qu’une collégiale ?

C’est un édifice semblable en tous points aux formes massives qui sont souvent attribuées aux cathédrales, sauf que la collégiale n’a pas un siège réservé pour un évêque. En effet, aucun évêque n’y est rattaché.

Une collégiale abritait des réunions de chanoines. Ces derniers se réunissaient souvent dans des collégiales. Ce sont ces assemblées (collèges de chanoines) qui ont fini par donner leur nom aux édifices religieux abritant les participants.

Au moins 490 collégiales sont toujours debout dans toute la France. La plupart ont actuellement statut d’église collégiale.

Qu’est-ce qu’une église paroissiale ?

Dans le lexique de l’Église catholique, l’on appelle église paroissiale l’église dans laquelle des adeptes de cette religion habitant approximativement la même zone se retrouvent.

Le but de ces réunions peut être de vivre ensemble la messe, de recevoir divers sacrements tels que le baptême, la première communion, la confirmation, le mariage…

Il est facile de reconnaître une église paroissiale est identifiable grâce à deux caractéristiques aussi appelés “attributs” dans le lexique catholique :

  • D’une part, la présence de fonts baptismaux. Ces derniers se trouvent souvent à gauche ou à droite de l’entrée.
  • D’autre part, l’existence d’un cimetière. Il se trouvent souvent d’un ou de plusieurs côtés du bâtiment. Mais pour des raisons de salubrité, ces lieux d’inhumation sont parfois transférés à une petite, moyenne ou grande distance de l’église.